06 juin 2008

Lavomatics

Tourne, tourne la roue pâle, dans les effluves de la rue.
Le cliquettis mécanique, vibrations blanches.
La voile gonfle dans l'air chaud, et l'on patiente.
Et l'on s'exile, sur de lointains îlots.

On prend la température du monde : est-il fiévreux, en cet après-midi ?

Nous le sommes, encore lisses des excès,
Le sourire du profiteur ô combien désintéressé.

Tourne, tourne la roue du malheur.
A notre tour d'éclater de rire au nez des vespassiennes.
Effluves de fleurs synthétiques,
On sent de cette propreté factice
Et la bile des lendemains emplâtrés.

On délave les vieilles insomnies
Spirales lactées et oléagineuses.

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