26 décembre 2008

Fragments

"Le rêve de l'Harmonie parfaite cache une aspiration à la rigidité cadavérique. [...] Toucher le fond, c'est la fin de la chute. On risque de se fracasser la tête ? Cela vaut mieux que l'angoisse sans fin. Tu hurlerais aujourd'hui que la dictature du confort est un cercueil tapissé de soie."

J'aide par égoïsme. The loneliest crowd. Thésauriser l'humanité.
Je récitais dans le délire des suppliques aliennées à personne.
Le néon grésillait comme si un moustique grillait, mais c'était l'hiver.

Je sais, je ne comprends pas. Mais je suis ivre, et fiévreuse.
Les lumières sans but s'alignaient derrière la semi-opacité de la vitre.
Des quadrillages ombrés se dessinaient sans mon aval.
Des carrés, des lignes. Du Mondrian monochrome.

La nuit civilisée.

"La revendication nue, brutale : la liberté d'être soi, rien que soi, face à tous les autres. Soi, autant dire tout et son contraire. Un désir sans objet, une volonté gratuite, merveilleusement inutile."

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